Gouvernement pas assez à gauche


Selon un sondage BVA, le plan pauvreté présenté par le Premier ministre n'a pas convaincu. Y compris à gauche, puisque les sympathisants socialistes sont maintenant une majorité à trouver Hollande «pas assez à gauche». En cause aussi, la non nationalisation de Florange. Car 3 Français sur 4 sont favorables à une intervention de l'Etat pour empêcher la fermeture des entreprises.
Ce sondage, réalisé pour i<télé, montre qu'une majorité des Français, 52 %, reste sceptique sur le contenu du plan pauvreté présenté par Jean-Marc Ayrault.

Conseil municipal de Perpignan: climats


Archipel des climats et climat de l’archipel


Débat sur le réchauffement climatique et la préservation de la planète, ce jeudi 13 décembre… dans une salle dont la température avoisinait celle du réfrigérateur. Ambiance et climat de la dernière séance 2012.

Le théâtre de l’archipel est un sujet récurrent d’échauffement à Perpignan. Saisissant l’occasion de l’adhésion de l’agglo (250 000 € annuel minimum), Martine Ruiz a parlé d’erreur pour un financement de type PPP (partenariat public privé) «pas si transparent que ça» et «d’aveu d’impuissance de la ville à financer». «Les Perpignanais seront toujours les payeurs que ce soit à travers la ville ou l’agglo». Nicole Gaspon a évoqué la perte continue de compétences pour les communes et l’obligation faite à certaines de financer un équipement pour lequel elles n’ont pas été consultées. Le maire, J-Marc Pujol, qui reconnaît que «les collectivités ont des difficultés à trouver des financements» a détourné le débat en dénonçant la non-participation du Conseil Général.

Pas d'austérité pour les PDG



En 2011, 14 PDG (+ 3 par rapport à 2010) du «club» du CAC 40 ont encaissé plus de 4,5 millions d’€, soit 240 fois le revenu annuel d’un travailleur payé au Smic en France!
- Mr J-P Agon, de L’Oréal «n’a encaissé que 7,7 M€» (–28%) contre 10,7M€, en 2010.
- Mr C. Ghosn (Renault) a encaissé 13,3 M€ (+38%) après 9,7M€, en 2010.
- Mr M. Lévy (Publicis) les distance avec19,6 M€ (dont un versement anticipé de bonus) contre 6,2M€ en 2010.
Ces chiffres (voir l'étude du cabinet Proxinvest) n’incluent pas le complément de retraite sur-complémentaire dont bénéficient certains dirigeants qui n’en communiquent pas le montant.
Derrière ces 14, une centaine d’autres touchent 2 ou 3 M€ par an… Aucun souci à se faire pour eux…surtout qu’en 2010, leurs «paniers» (salaires, bonus divers, actions gratuites, indemnités en tout genre…) avaient déjà battu des records…

Nationalisation: approche nouvelle

Une idée nouvelle de la nationalisation grandit
Les salariés perçoivent de plus en plus que les marchés financiers s’enrichissent sur leur dos, sur leur travail. Grandit ainsi dans les luttes une volonté non seulement de résister mais de gagner 
du pouvoir sur les choix stratégiques des entreprises. 
À partir de là, se conjuguent le besoin d’une telle forme d’appropriation sociale avec celui de leviers pour 
y parvenir tels que le crédit et l’intervention publics. 
C’est ainsi une nouvelle conception, une approche 
rénovée de la nationalisation qui gagne du terrain. 
Loin de celle des années 1980, qui consistait simplement à passer sous statut public, mais en conservant les mêmes choix stratégiques, les mêmes critères de gestion, 
c’est l’exigence d’un autre avenir industriel passant 
par la remise en cause des pouvoirs des marchés financiers qui voit le jour.

Amnistier les syndicalistes


Proposition de loi portant amnistie des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales et revendicatives, enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale le 26 septembre 2012.

 Monsieur le Président: il faut amnistier les syndicalistes!

Les cinq dernières années passées sous la présidence de Nicolas Sarkozy auront constitué pour le monde du travail un désastre incommensurable, avec la destruction méticuleuse et méthodique du modèle social français. Du système des retraites au code du travail, en passant par la protection sociale et les services publics, aucune spécificité sociale française n’aura échappé au rouleau compresseur libéral.
Beaucoup de nos concitoyens se sont légitimement engagés dans des mouvements sociaux. Ils se sont exprimés pour faire respecter leurs droits fondamentaux, protéger leurs conditions de travail, préserver l’emploi, les services publics, un système de protection sociale efficace et solidaire, leur environnement. Alors qu’ils défendaient l’intérêt général, nombre d’entre eux ont fait l’objet de sanctions pénales, disciplinaires et de licenciements.

Médecins: dépassements d'honoraires..


Un accord controversé
La signature de l’accord sur les dépassements d’honoraires peut-elle stopper leur inflation (2,5 milliards d’euros par an). «Contribuera-t-elle à inverser la tendance, après trente ans de dérives?» s’interroge le président de la MGEN (Mutuelle Générale de l’Education Nationale) pour qui «l’accord n’a rien d’historique» et «n’est pas un tournant majeur». «C’est un pari a minima.» affirme-t-il dans son dernier édito en prenant appui sur deux exemples.

France: coûts des entreprises


«L’attractivité de la France est en hausse»: c’est le constat établi en mars 2012 par la chambre de commerce américaine en France. Il est mis en exergue du rapport annuel de l’Afii (Agence française pour les investissements internationaux): une agence créée par un gouvernement de droite en 2001, sous Jacques Chirac, loin d’être un repère de syndicalistes. Dans un rapport précédent, l’Afii affirmait: «En termes de coût global d’une entreprise, la France est leader européen des faibles coûts. En France, les coûts d’implantation d’une entreprise, incluant la main d’œuvre, l’immobilier, le transport, les services publics (électricité, gaz naturels, télécommunications) et les taxes, sont très compétitifs.» L’Afii fait référence à une étude du cabinet anglo-saxon KMPG, sur les coûts d’exploitation d’une entreprise dans plus de 100 villes de 9 pays où la France se distingue par des coûts globaux avantageux pour l’implantation d’une entreprise…

Budget 2013: des propositions

S’appuyant sur le travail collectif de la gauche, les parlementaires ont trouvé 30 milliards d'euros de marges budgétaires, sans accroitre la pression fiscale sur les couches populaires. Ses propositions sont à disposition du gouvernement.
Est-il possible de faire autrement que de réduire la dépense publique et d’accentuer la pression fiscale sur les ménages, particulièrement dans les catégories populaires et les couches moyennes? Les parlementaires du Front de gauche en sont convaincus.

Etrangers: pas de réponses simplistes


3 millions de chômeurs, 52 000 demandeurs d’asile en France. Aucun rapport entre ces deux chiffres, mais une réaction simpliste préconise l’expulsion de ces derniers! Comme si la galère des jeunes qui ne trouvent pas d’emploi et des salariés licenciés, souvent pour raisons boursières, pouvait ainsi se régler. Comme s’il ne resterait pas encore 2,948 millions de chômeurs avant que Sanofi, PSA, Arcelor… ne licencient 52 000 salariés supplémentaires.
Laisser croire que ces étrangers, accusés de «venir piquer le boulot» sont responsables de la situation sert de diversion et permet aux véritables responsables (capitalisme et finance), de se dédouaner.
La situation de l’étranger qui frappe à la porte du «pays des droits de l’homme» est à prendre en compte. Il fuit pour échapper aux convulsions d’une crise mondiale et à son cortège de misères. Il fuit pour protéger sa famille, ses enfants d’agressions physiques…

Le coût des actionnaires


«Les mesures annoncées par le gouvernement constituent un ralliement aux dogmes libéraux» déclare un collectif d’économistes d’Attac et de la Fondation Copernic. «La rengaine est connue: notre pays souffrirait d’un déficit de compétitivité dû à un coût du travail trop élevé». Les économistes contestent ce diagnostic et pointent une autre réalité: la part de la valeur ajoutée «dévolue aux actionnaires a crû dans des proportions considérables ces douze dernières années» et «cette part de plus en plus lourde que les entreprises choisissent de distribuer aux propriétaires du capital affaiblit leur capacité à faire face à tous les aspects de la compétitivité».

Grèce: procès politique?


Le journaliste grec Kostas Vaxevanis a été acquitté. La rapidité de son arrestation, alors que personne n’avait porté plainte contre lui, laisse peu de doutes sur les motivations politiques de ce procès.
Le rédacteur en chef de l'hebdomadaire Hot Doc avait été arrêté le week-end dernier, soi-disant pour avoir enfreint la loi sur la publication de données confidentielles privées. Il risquait deux ans d'emprisonnement.
Il avait en fait publié une liste de Grecs, détenteurs de comptes dans la banque HSBC en Suisse, échappant ainsi au fisc de leur pays. Cette liste transmise à d’anciens ministres du Pasok: Evangelos Venizelos (Défense) et Giorgos Papaconstantinou (Finances) par Christine Lagarde (alors ministre des Finances, aujourd'hui patronne du FMI) avait, depuis, "disparu".

Conseil municipal: zéro de tension!


PERPIGNAN Subventions, conventions, foncier…, l’ordre du jour du conseil du 25 octobre était peu excitant. Zooms sur un conseil consensuel et sur quelques élus. 
En préambule, Nathalie Beaufils a évoqué la réforme des rythmes scolaires. L’adjointe au maire a affirmé «appuyer la réforme» et souhaité des précisions sur sa mise en application. Elle a évalué le surcoût possible pour la commune entre 600 000 et 1,2 millions d’euros. Nicole Gaspon a été la seule à intervenir sur cette concertation «pas assez large» et trop précipitée au vu du «transfert des charges». Le maire a été plus politicien: «l’état demandera-t-il aux enseignants de travailler plus sans être mieux payés ou bien les communes devront-elles payer?» Il a déjà envisagé une autre solution: faire payer les perpignanais. «1 millions, c’est + 2% d’impôts!» a-t-il lancé… 

Rythmes scolaires: éternel débat?


Depuis de nombreuses années, les diverses tentatives pour aborder la question des rythmes scolaires ont fait flop. La volonté, affichée par François Hollande et son gouvernement, de réformer de manière ambitieuse les rythmes scolaires ne se concrétisera que si l’intérêt des enfants en constitue le noyau. Et si elle est abordée dans sa globalité avec notamment les choix que cela implique en terme de moyens et de financements. Cela suppose également de traiter simultanément la journée de classe et le découpage de l’année scolaire. Sur ce dernier point, les tentatives précédentes se sont vues opposer des intérêts économiques et touristiques qui n’ont rien à voir avec celui des enfants. Conséquence, la mise en place des diverses zones de vacances en février et au printemps ont mis à mal, le rythme 7 semaines de classe/2 semaines de congé. Tout véritable changement exige une réelle fermeté vis à vis de ces intérêts économiques, une réflexion sereine et non précipitée sur les conséquences en tous genres d’une réduction de la journée scolaire (conséquences sur le temps péri-scolaire et les transports scolaires, conditions de travail des enseignants…) associant réellement tous les acteurs.

Santé: le changement c'est quand?


La maladie, la souffrance et, malheureusement, la mort
sont le lot quotidien de nos professions *
Aujourd’hui,  monsieur le président, permettez-moi de vous parler des conditions de travail des personnels de santé.
Vous savez, ces milliers de fonctionnaires qui sont fustigés comme étant les responsables des déficits publics! Ces agents de service hospitalier, ces aides-soignantes, ces infirmières, ces techniciens, ces personnels administratifs et ouvriers, ceux qui acceptent toutes les contraintes sur leur vie privée!Les horaires hors statut, les nuits et week-ends qui s’enchaînent, les jours de repos redonnés pour assurer la continuité du service, les heures supplémentaires qui ne peuvent plus se récupérer et qui ne sont plus payées, c’est tout cela, monsieur le Président, le quotidien des personnels hospitaliers!

Ni oui ni non ni ordre


Un peu d’humour dans ce monde de brutes…voici de larges extraits d’un article sur l’autoritarisme lu dans mon journal syndical.

Jouons ensemble au «ni oui ni non ni ordre»!
Ce jeu, très en vogue dans les relations entre des personnels et leur hiérarchie, mérite quelques explications, afin que ce ne soient pas toujours les mêmes qui perdent !

But du jeu: faire accepter l’application de consignes sans que le mot «ordre» n’apparaisse.
Si le mot «ordre» apparaît, les personnels visés peuvent sortir leur carte joker «autoritarisme mal placé» voire «allo, le syndicat ?» et mettre à mal le projet initial. Par contre, si les personnels visés acceptent sans rechigner malgré leurs doutes et disent «oui» (faute de jeu souvent fatale), leur hiérarchie gagne la manche grâce à la carte «trop facile!», et prend la main en deuxième manche avec la carte «j’en demande toujours plus!»…

Austérité: encore et toujours

Le projet de loi de finances 2013 présenté fin septembre par le gouvernement s'inscrit dans l'objectif contestable de réduction du déficit public à 3% du PIB en 2013 et dans le cadre de la "règle d'équilibre budgétaire" imposée par le TSCG européen (traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) encore plus contestée.
Alors que l'aggravation du chômage, les prévisions de croissance en baisse, la possibilité même de récession en France imposeraient un véritable changement de cap, ce sont de nouvelles restrictions dans les dépenses publiques qui marquent le projet de loi de finances 2013. Si certaines mesures fiscales vont dans le bon sens (mise à contribution des plus hauts revenus et des grandes entreprises, intérêts et dividendes soumis au barème de l'impôt sur le revenu...) on est encore loin de la réforme fiscale d'ampleur indispensable.

Madres: rester vigilants!

L'annonce de la levée d'interdiction d'accès au massif du Madres par le président de Groupama est une bonne nouvelle. Elle est, à n'en pas douter, le fruit de l'énorme mobilisation (+ de 7000 signatures de soutien) qui s'est organisée dès la médiatisation de l'information. Mais cette annonce ne règle pas tout et le maintien de la vigilance s'impose. Malgré la levée d'interdiction et les conditions météo, les 500 marcheurs présents samedi étaient là pour le démontrer.
La veille, Gabriel Page, membre du collectif de défense, l'annonçait. Il ajoutait: "Le collectif se base sur la loi Stratae datant de 1068 et toujours en vigueur...Cette loi précise des usages et un droit coutumier inaliénable par lequel les propriétaires privés doivent laisser le public profiter pleinement des activités de la montagne: libre passage, cueillette de champignons, balades... Des arrêtés récents ont été rendus à Narbonne (2001) et à  Montpellier (2002 et Cour d'appel en 2006)...

Palestine et ONU


A la communauté internationale de prendre enfin ses responsabilités
«Sur le terrain, la situation se détériore. Les Israëliens continuent à coloniser, à exproprier les Palestiniens, à détruire tous les paramètres reconnus par l’ensemble de la communauté internationale. Il faut donc que cette même communauté internationale fasse passer un message clair aux Israëliens: ça ne peut plus continuer comme ça! 
L’aide fournie à Israël au nom de sa sécurité se transforme en réalité en agression contre le peuple palestinien. Tout est bloqué. L’adresse du président Abbas à l’ONU vise donc à mettre la communauté internationale devant ses responsabilités. Si vraiment il y a intérêt pour la paix et la stabilité au Proche-Orient et dans le monde, il faut mettre en place un mécanisme d’action dont le point de départ est la reconnaissance, à travers les Nations Unies, de l’Etat palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale.

Les futures élections en filigrane


CONSEIL MUNICIPAL de PERPIGNAN  Les questions soulevées en préambule par l’opposition ont provoqué davantage d’échanges que l’ordre du jour officiel (48 dossiers traités en 2 h environ)

Avenir du « Centre del Mon » ?
Présenté en 2000 comme « un grand pas historique pour Perpignan », le centre d’affaires et de tourisme de la gare n’est pas à la hauteur des ambitions affichées alors par Jean-Paul Alduy. Le magasin Carrefour Market, « locomotive » de cette stratégie vient de fermer. Martine Ruiz s’est appuyée sur cette réalité pour interpeller Jean-Marc Pujol et son adjoint sur le taux de remplissage des divers locaux et sur la participation financière réelle de la ville (100 millions ?) à cette opération. Une situation qui n’émeut pas nos deux édiles qui persistent à parler de réussite exceptionnelle et d’opération remarquable et « équilibrée pour les finances de la ville ».

Non au Traité d'austérité


Pour le déplacement en train, s'inscrire au 04.68.35.63.64 avant Jeudi 27 Septembre 16 h
  aller: départ 7 h 30 de Perpignan, retour: départ 18 h de Paris  

"Libérons le Madres"


Le collectif «Libérons le Madres» appelle tous les amoureux de la montagne, attachés à la liberté de circulation sur les chemins et sentiers, les randonneurs à pied, à cheval, en VTT, les chasseurs, les pêcheurs, les éleveurs, les passionnés de photos, les cueilleurs de champignons a un rendez-vous au sommet du Madres, le samedi 29 septembre 2012 pour protester contre les mesures d’interdiction de toutes sortes que tente d’imposer Groupama et ses gardes sur «son» domaine privé de Covazet et du massif du Madres.

Exigeons un référendum


François Hollande s’était engagé à renégocier le traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), appelé aussi pacte budgétaire, élaboré par N. Sarkozy et A. Merkel. Il renie aujourd’hui sa promesse et s’apprête à demander au parlement d’approuver ce pacte.
La souveraineté du peuple doit être respectée. François Hollande ne peut pas se comporter comme Sarkozy et bafouer la démocratie, en ne tenant pas compte du résultat de 2005 (56% des français avait rejeté le Traité) et de l’aspiration actuelle de 72% des français qui souhaitent être à nouveau consultés sur cette question.

Rentrée et engagements


Congé, besoin de repos, nécessité de rompre avec le rythme quotidien, … l’été est notamment la période de prédilection pour cette parenthèse. Il est associé au farniente, à la décompression, à la récupération… mais aussi à la chaleur, la moiteur et surtout une certaine langueur qui nous incite à ne pas bouger, à ne pas se forcer à faire quelque chose, à délaisser le clavier de l’ordinateur… Les plus à l’aise financièrement peuvent même en profiter pour changer de lieu, pour passer des vacances dans un cadre différent. Cela aide forcément à se ressourcer, mais dans notre monde actuel cela devient financièrement impossible pour une part grandissante de la population.

Au Conseil Municipal de Perpignan


Le mégalo, le parano, la girouette…
Il faut être fortement motivé ou masochiste pour assister à une séance complète de cette instance. Les rares électeurs présents dans le public et les journalistes quittent d’ailleurs la salle bien avant la fin. Si je n’étais pas là pour le TC, je les imiterais volontiers. Malgré l’ennui et l’aspect répétitif de ces réunions, l’observation du comportement des élus présente un intérêt certain. Le jeudi 28 juin 2012, nous avons eu droit au mégalo, au parano, à la girouette... 

Fête du TC: le programme!

La Fête du TC, c'est le rendez-vous incontournable, au démarrage de l'été dans les Pyrénées Orientales!
Comme chaque année depuis 1935, débats, ambiance festive, bouffe et musiques diverses se mélangeront, les 29 et 30 juin, pour constituer la plus grande fête politique de notre département.
Elle aura, cette année, une saveur particulière avec la défaite de Nicolas Sarkozy.
Sans l'ombre d'un doute, les discussions porteront sur les moyens de répondre aux attentes des citoyens et de rompre avec la logique des marchés financiers. L'humain d'abord y sera, à n'en pas douter, une question centrale! 





Education: Luc Chatel trop zélé

Selon la Cour des Comptes, l'ex-ministre Luc Chatel est allé au-delà des économies réclamées dans l'Education, sauf pour le privé...
La demande gouvernementale pour 2011, était de 16000 suppressions de postes. Il en a réalisé 811 de plus d'après un rapport de la Cour des Comptes sur l'exécution du budget 2011 pour l'enseignement scolaire.
L'ancienne équipe du ministre de l'Education Nationale est allé au-delà des objectifs fixés par la loi de finances, poursuivant ainsi la logique de casse du personnel enseignant. Tous les secteurs ont été touchés à des degrés divers.
- Dans le primaire, le non-remplacement d'un professeur sur deux partants à la retraite a été largement dépassé: 8635 postes ont disparu pour 10344 départs, soit un taux de non-remplacement de...84%.
- Dans le secondaire, alors que la demande était de sacrifier 5000 postes dans les collèges et lycées, 6296 ont été supprimés.
Si le secteur public a fait les frais des décisions budgétaires du ministère, le privé s'est retrouvé épargné... Au lieu des 1633 suppressions prévues, 1416 ont été effectives et près de 3 postes sur 4 partants à la retraite ont été renouvelés.
Alors que les économies engrangées par la logique de non-remplacement devaient servir à revaloriser le salaire des enseignants, le rapport de la Cour des Comptes dévoile la vérité. Sur les 404 millions "économisés", 157 seulement ont été redistribués, soit 39% du total.
Ces quelques chiffres sont une nouvelle preuve de la volonté manifeste de Sarkozy et de l'UMP de casser le service public d'Education. Avoir chassé ce gouvernement était indispensable pour mettre un terme à cette entreprise de démolition.  
Redonner au service public d'Education, les moyens de son fonctionnement est une priorité à laquelle devra s'attacher le nouveau gouvernement. L'éducation n'est pas une marchandise. Parents, enseignants et élus ne sauraient se contenter de mesurettes ou d'effets d'annonces qui n'inverseraient pas fondamentalement les choix précédents.

Après les élections...

L’immense espoir soulevé lors de la campagne présidentielle et l’adhésion importante aux idées du Front de gauche ne se concrétiseront pas immédiatement par l’élection d’un grand nombre de députés Front de Gauche à l’Assemblée nationale.
Le mode de scrutin, le calendrier électoral, le vote utile, la volonté hégémonique du PS… et une démobilisation des électeurs préparent une vague rose qui peut donner au PS (et à lui tout seul), une majorité absolue à l’Assemblée nationale.
Si le résultat de dimanche confirme cela, l'exigence d’instaurer une 6ème République s’en trouvera renforcée. Nicolas Sarkozy n’a pu être chassé que parce que les voix des électeurs du Front de Gauche se sont massivement reportées (avec d’autres) sur François Hollande au second tour. Comment concevoir alors, dans une démocratie, que la représentation de ces électeurs soit minorée dans la nouvelle assemblée?
Ceci étant posé, l’erreur serait de se lamenter, de se replier sur soi et de dire que tout ce qu’on a fait, ne sert à rien! D’abord parce que nous venons à peine de semer et, comme pour toute récolte, il faut savoir patienter. Ensuite parce que tous ceux qui nous rejoignent sont un renfort pour préparer l’avenir. Enfin parce que l’expérience nous a appris que l’intervention populaire reste indispensable, quel que soit le gouvernement.
Préparer un autre avenir reste plus que jamais d’actualité!

Sacré pétrole!

Je reproduis ci-dessous "Le Billet de Maurice Ulrich" publié dans l'Humanité du 6 juin 2012. Un texte court qui ne peut que nous inciter à une réflexion sur le système dans lequel on nous enferme et la nécessité de repenser les rapports pour construire un autre avenir au service de l'être humain.

Rien de suspect a priori, pas d'arrière-pensées idéologiques ou politiques dans le titre de cette dépêche de l'AFP, lundi. Une information, un constat: "Le pétrole ouvre en baisse à New-York et tente une stabilisation." C'est qu'il s'est battu, le pétrole avec ses petits bras de pétrole. Il avait perdu sur le cours du baril quelques 25 dollars en un mois. Là, il a donné tout ce qu'il pouvait, résistant pied à pied. Il n'a perdu que huit cents. Presque une victoire... Sacré pétrole, va!
Bon, c'est cela précisément que Marx appelait le "fétichisme de la marchandise". 
L'illusion selon laquelle les marchandises se rendent seules au marché sur leurs petites jambes.
L'illusion qui fait que "les rapports entre les hommes revêtent la forme fantasmatique de rapports entre les choses". 
L'illusion par laquelle nos doctes économistes et politiques nous rabâchent qu'on ne peut rien contre les marchés financiers, que la crise est la crise, et qu'il n'y a qu'une voie.
L'illusion enfin par laquelle on veut interdire aux peuples, comme aux Grecs, de choisir leur destin politique.


L'Europe en débat!

François Hollande a entamé des négociations pour une "réorientation de l'Europe pour l'emploi, pour la croissance, pour l'avenir". Mais cette «renégociation» du traité ne toucherait pas aux dogmes pour plus de «compétitivité», de «flexibilité» et de réduction des dépenses publiques.
Est-ce réaliste? Nous ne le pensons pas.
Peut-on faire de la croissance au niveau de l'ensemble de la zone euro, tout en continuant de mettre en oeuvre dans chaque pays les orientations du pacte européen de stabilité financière?
Peut-on le faire sans s'attaquer à la tutelle des marchés financiers et aux exigences de rentabilité financière?
Peut-on satisfaire les exigences (hausse des salaires, plus de services publics, amélioration de la protection sociale, engager la planification écologique...) sans changer la BCE, la politique de crédit…?
Venez en débattre
Vendredi 1er Juin 20 h 30
ARGELES sur MER Salle Buisson
avec Francis Wurtz (député européen honoraire)

Retraite à 60 ans pour tous!

La droite croyait avoir cassé définitivement le droit à la retraite à 60 ans, malgré l’opposition  des Français (+ de 70 % contre cette loi) et  la mobilisation de millions de salariés tout au long de l’année 2010.
La perspective d’un décret instituant la possibilité de départ en retraite à 60 ans, uniquement pour tous ceux qui ont commencé à travailler à 18 et 19 ans, s’ils ont cotisé 41 ans (périodes de maladie, de chômage et de maternité comprises), rouvre le dossier. Cette mesure est une avancée: elle ouvre une brèche. Mais elle ne concerne qu’une minorité (100 000 salariés environ) et ne répond pas à l’aspiration majoritaire au droit à la retraite à 60 ans, à taux plein, pour tous.
Cette décision est une première en Europe. La plupart des pays du continent, appliquent le principe «on vit plus longtemps, on doit travailler plus longtemps» qui ne prend pas en compte les intérêts de vie et de santé des salariés. Pour les tenants de ce dogme, la crise a renforcé l’argument sous prétexte qu’il n’y aurait plus d’argent pour financer les retraites. En Angleterre, par exemple, le départ est repoussé à 68 ans. En France, depuis 1993, chaque réforme a été synonyme de perte de droits. Malgré ses limites, la décision du gouvernement français pourrait constituer un signal: celui que rien n’est irréversible!
L’UMP a du mal à l’accepter et évoque un  «coup de force» oubliant son passage en force et sa précipitation à faire voter la loi, ainsi que son refus de consulter le peuple par référendum. Le MEDEF dramatise sur les «conséquences financières» insupportables pour les entreprises.
Les solutions (moyens financiers) ne manquent pas. Le gouvernement estime le coût de sa mesure entre 1,5 et 2 milliards par an. A titre d’exemple, l’élargissement de l’assiette de cotisation aux revenus actuellement exonérés (intéressement, participation, stock-options) rapporteraient 5 milliards d’euros, la mise en œuvre d’une contribution sur les revenus financiers des entreprises, 20 milliards… Une modulation des cotisations des entreprises en lieu et place des actuelles exonérations entraînerait des rentrées supplémentaires dans les caisses de retraite.
Au sujet des retraites, c’est bien sur l’ensemble des questions qu’il faut revenir: âge légal de départ à 60 ans pour tous, prise en compte de la pénibilité, propositions alternatives de contribution des revenus financiers, politique de l’emploi et des salaires…
Le décret est un signe, il doit ouvrir la voie à une vraie réforme qui répondent aux attentes des citoyens. L’élection à l’Assemblée Nationale d’un groupe important de députés Front de Gauche serait une garantie d’y parvenir. 

Grece, Europe: quel choix?

Faut-il jeter les Grecs par-dessus bord ou attendre qu'ils sautent eux-mêmes? Est-il admissible qu'un "petit" pays mette en péril toute l'Europe en refusant les règles du jeu?... Ces questions et bien d'autres agitent les rédactions de presse et une partie de l'opinion pour qui les élections grecques n'auraient fait que renforcer des partis qui rejettent l'Europe, les règles du jeu de l'Union monétaire.
Mais le problème de la Grèce est-il un problème grec ou un problème de l'Europe? Constitue-t-il un danger ou une chance? Peut-on amalgamer l'Europe des peuples, des nations, des valeurs démocratiques partagées et les "règles du jeu de l'Union monétaire". 
Pour les partisans de l'Europe actuelle, celle des marchés (injuste, brutale, autoritaire...), le seul continent qui compte, c'est celui de la finance. La plupart des commentateurs qui dissertent sur les questions précédentes ont zappé la visite en France d'Alexis Tsipras (leader de Syrisa) ainsi que la conférence de presse tenue aux côtés de Jean-Luc Melenchon et de Pierre Laurent. Pour imposer les clichés que l'on nous rabâche sur les populismes et les votes protestataires, il faut tout faire pour occulter les analyses ou propositions de cette gauche qui grandit en Europe, avec les forces sociales, les syndicats...
Pourtant la question grecque concerne toute l'Europe parce qu'elle révèle la crise profonde de l'Europe des marchés. La finance et la recherche effrénée de la croissance ont entraîné les Grecs, et pas seulement eux, dans la spirale des déficits puis de l'austérité. La relance et la croissance font à nouveau parti du débat en France et ailleurs dans le monde. Sous la pression des évènements et des opinions, les temps changent: le rôle de la Banque Centrale Européenne n'est plus un tabou.
Flexibilité, privatisations, dumping social, baisse des salaires, casse des services publics... ont plongé l'Europe dans la crise. Face aux marchés, la relance de la croissance passe par de vraies solutions de gauche construites démocratiquement avec les peuples. Ce sont les propositions portées par le Syrisa en Grèce  et par le Front de Gauche et ses candidats aux élections législatives en France.

Harcèlement sexuel: loi abrogée!!!


A la veille du deuxième tour de la présidentielle, le Conseil Constitutionnel a abrogé la loi sur le harcèlement sexuel. Comment a-t-on pu parvenir à une telle situation ?
- Gérard Ducray, avocat, encarté UMP, ex-secrétaire d’État, condamné pour harcèlement sexuel, dépose une question de constitutionnalité. Il juge la définition du harcèlement sexuel imprécise et contraire à la Constitution.
- En 1992, la France a voté une loi sur le harcèlement sexuel, infraction qui ne figurait auparavant ni au Code du Travail ni au Code Pénal. Cette loi jugée insuffisante par les féministes ne définit pas le harcèlement et la restreint à une personne ayant des fonctions d’autorité.
- La loi a été modifiée à plusieurs reprises et notamment en 2002 (loi de modernisation sociale). L’abus d’autorité disparaît, le harcèlement sexuel peut venir d’un collègue ou d’un client, mais la définition reste insatisfaisante: «Le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle est puni…»
- En 2002, le Parlement Européen et le Conseil de l’Union Européenne adoptent une directive qui définit le harcèlement sexuel: «situation dans laquelle un comportement non désiré à connotation sexuelle, s’exprimant physiquement, verbalement ou non verbalement, survient avec pour objet ou pour effet de porter atteinte à la dignité d’une personne et, en particulier, de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant.» Le harcèlement peut être aussi constitué par un fait isolé. La France censée transposer cette directive dans le droit français avant le 5 octobre 2005 ne le fait pas.
- En 2006, la Commission Européenne adopte une nouvelle directive sur les discriminations et y inclut le harcèlement sexuel. La France, qui doit présider l’UE au 1er juillet 2008, transpose en urgence (le 27 mai 2008) les deux directives en tant que discrimination, ce qui ne modifie pas le Code Pénal et le Code du Travail. Le refus de modifier la loi sur le harcèlement sexuel est évident!
- Il est confirmé lors du vote de la loi du 9 juillet 2010 sur les violences faites aux femmes. En février, l'Assemblée Nationale la vote à l’unanimité. En juin, le Sénat, bras armé du gouvernement, rejette un article s’inspirant largement de la définition de la directive.
«Le fait de replacer la décision du Conseil constitutionnel dans ce contexte démontre son caractère particulièrement cynique: elle s’appuie sur des critiques fondées, que tous les pouvoirs ont refusé sciemment de prendre en compte auparavant, pour laisser un vide juridique béant et autoriser de fait les comportements de harcèlement sexuel. Car ce qui n’est pas interdit est autorisé.» s’indigne Suzy Rotjam du Collectif National pour les Droits des Femmes.
Toutes les procédures en cours sont stoppées. Si les faits ne sont pas touchés par la prescription de trois ans, les victimes peuvent redéposer plainte pour harcèlement moral ou agression sexuelle. Une autre solution est d'attendre une nouvelle loi qui pourrait être une véritable loi-cadre contre les violences faites aux femmes, comme en Espagne. Il y a cependant urgence en raison de la prescription.
Il est impensable qu'au pays des Droits de l'Homme, cette situation perdure!

Refonder l'école


Reconstruire une école au service de la réussite de tous...
 c'est possible!
Contenus, formation, service public, conditions de travail, carte scolaire,
 place des parents...
Rencontre-débat
MERCREDI 16 MAI  18 h30
CABESTANY 
Salle Jordi Pere Cerda
en présence 
de Miranda CIRASARO (PCF)
et de François COCQ (PG)

Un nouvel espoir s'ouvre!

François Hollande vient d'être élu président de la République! Le peuple de France s'est libéré d'un pouvoir qui l'a méprisé et agressé pendant 5 ans. Cette victoire ouvre un nouvel espoir en France et en Europe.
Il était indispensable de mettre un terme à une présidence au service des privilégiés, prenant systématiquement pour cible le monde du travail, ses droits sociaux et démocratiques, les libertés démocratiques.Tout comme, il était indispensable que le co-auteur, avec Angela Merkel, d'un traité européen promettant l'austérité à perpétuité aux peuples et les plein-pouvoirs au capitalisme financier, soit désavoué par son propre peuple.
Il redevient possible de faire reculer la dictature financière qui nous menace tous. Ensemble, nous pouvons relancer le combat pour une Europe démocratique, une Europe de justice sociale, de développement solidaire et écologique.
La gauche doit sans tarder répondre aux urgences sociales. Des mesures immédiates pour les salaires, la relance du pouvoir d'achat, la lutte contre le chômage et la renégociation d'un traité européen doivent être prises. 
Il faut maintenant élire à l'Assemblée nationale une majorité de gauche qui soit à la hauteur de la situation avec des députés prêts à voter les lois sociales et démocratiques sans lesquelles le changement ne sera rien. Il faut abroger les lois scélérates du quinquennat Sarkozy et des dix années de droite au pouvoir.Il faut reprendre le pouvoir sur le secteur bancaire et financier, pour mettre en place un pôle public de la banque et du crédit.
Les menaces de la droite et de l'extrême droite pour empêcher ces changements ne sont pas mortes avec la défaite de Nicolas Sarkozy. Leurs candidats aux élections législatives doivent être partout battus, et il faut barrer la route à l'entrée du FN à l'Assemblée nationale. Partout où elle a eu cette possibilité en Europe, l'extrême droite a aggravé les reculs sociaux.
Pour garantir le changement, il faut mettre les candidats du Front de gauche en tête de la gauche dans le maximum de circonscriptions, le 10 juin, et à en élire ensuite le plus grand nombre, le 17 juin prochain.

Fête du TC 2012

La fête du TC, c'est pour bientôt! 

les 29 et 30 juin au Bocal du Tech 

(route de St Cyprien à Argeles)


Zebda, Kid Créole and the coconuts,
100 gr de têtes, Nilco, Kilembe.... 
pour la partie festive d'une édition
qui ne manquera pas de débats sur 
les perspectives politiques après les élections.
Chacun pourra aussi y déguster des spécialités
culinaires dans une ambiance très décontractée.

Prix d'entrée pour 2 jours: 15€ ! 

Un Front de Gauche qui compte

Non à l’effacement du résultat
Le score du Front de Gauche au premier tour a été passé sous silence ou évoqué comme un «échec». Pour étayer cette opinion, les principaux médias ont comparé le résultat de l’élection à des sondages. Les sondeurs cherchent à faire passer leur erreur pour notre échec. Tout est bon pour défendre le système médiatico-sondagier! Pour notre part, nous ne comparons les résultats qu’aux résultats d’autres élections et non à des sondages dont la fiabilité est discutable.
Après l’élection, non à l’effacement du nouveau paysage politiqueLe Front de Gauche a atteint son premier objectif: réaliser un score à deux chiffres (11,11%).
Aucun commentateur n’a évoqué par contre l’échec de Marine Le Pen qui n’atteint aucun de ses objectifs. Il y a un an, elle était annoncée en tête du 1er tour avec 24% par un sondage. Elle affirmait elle-même, il y a quelques jours, qu’elle serait au second tour et obtiendrait plus de 20% des suffrages. Elle n’a atteint aucun de ces deux objectifs. L’effacement de cette réalité vise à placer Le Pen au centre du jeu après l’élection comme avant et de faire disparaître du débat la question du partage des richesses. 
Pourtant la réalité est bien différente. Le Front de gauche effectue une percée. Par rapport aux européennes, il gagne 3 millions de voix et réalise près du double de son score. Pour la première fois depuis 1981 un deuxième candidat de gauche dépasse 10% au premier tour de la présidentielle.
Une force politique nouvelle est née. L’analyse des résultats le montre. La dynamique du Front de Gauche est nationale et son score est homogène sur tout le territoire (aucun département en-dessous de 7%, 70 départements au-dessus de 10%). De plus, le Front de Gauche conquiert un nouvel électorat qui va bien au-delà de celui des forces qui le compose. C’est le cas dans la jeunesse, dans les centres urbains. Il approche ou dépasse 15% à Toulouse, Grenoble, Lille, Montpellier, Marseille. Ce nouvel électorat s’ajoute à la forte mobilisation des quartiers populaires et de zones rurales en Seine-Saint-Denis et en Ariège.
Ce résultat change le paysage politique Alors que tout le monde attendait une forte abstention, la poussée du Front de Gauche va de pair avec la hausse de la participation. Elle permet la hausse du score total de la gauche à un niveau historique depuis 1988. Malgré le soutien du PRG, du MRC et le rassemblement du PS, François Hollande n’obtient que 2 points de plus que Ségolène Royal. Il ne progresse que de 700 000 voix alors que le total gauche progresse de 2,4 millions de voix. Les deux-tiers de la progression de la gauche sont dus au Front de gauche.
Enfin, le Front de Gauche bloque la progression de Le Pen. En 2002, Jean-Marie Le Pen se disait «ni de droite ni de gauche» pour élargir son audience auprès des déçus de la gauche. Aujourd’hui, les bras-droits de Marine Le Pen parlent de «recomposition à droite». Ils savent que dimanche 22 avril, les électeurs de gauche se sont dotés de leur propre recours. Il s’appelle le Front de Gauche.

Front de Gauche: percée remarquable!


Le premier tour de l’élection présidentielle vient de livrer son verdict. Et contrairement aux prévisions des sondages, les électeurs se sont massivement exprimés. 
L’un des premiers enseignements à en tirer est le rejet massif de la politique menée par Nicolas Sarkozy. Malgré sa main-mise sur les médias dont on sait l’influence qu’ils peuvent avoir sur une partie de l’opinion, le président sortant a recueilli à peine plus d’un quart des voix. Les voix qu’il avait siphonnées à l’extrême droite en 2007 ont été récupérées par le FN. Un FN qui réalise une poussée importante de 10% à presque18% mais qui n’atteint pas l’addition des pourcentages de Le Pen et Mégret en 2002 (19,4%). Il n’en demeure pas moins que ce score élevé constitue une menace pour la démocratie, même s’il semble un peu en recul dans les zones très urbanisées.
La droite républicaine, hors FN, est à un peu plus de 38% contre 53% en 2007 soit une perte de 15 points.
Le total de la gauche gagne près de 8 points (44,8% en 2012 contre 36,4 en 2007). C’est une vraie poussée de la gauche et on peut légitimement penser que l’apport du Front de Gauche n’y est pas étranger.
Le Front de Gauche recueille près de 4 millions de voix soit 11,1% soit une progression de 3, 2 millions de voix et plus de 9 points par rapport au score de Marie-Georges Buffet en 2007. C’est une progression considérable, qualitativement et quantitativement. D’autant plus que de nombreux électeurs prêts à voter Mélenchon ont à la dernière minute succombé aux sirènes du «vote utile» en faveur de Hollande.
Pour confirmer ces bons résultats, il faut au second tour tout faire pour chasser Sarkozy et élire, en juin prochain, à l’Assemblée Nationale  une majorité de gauche avec un maximum de députés Front de Gauche.

Eloge de la démocratie

Cette vidéo (cliquer sur l'image) ne fait pas l’apologie d’un candidat, mais elle prend appui sur celui qui à la fois fait le plus d’efforts pour faire vivre une campagne digne d’une démocratie et en même temps subit les attaques les plus grossières sans aucun rapport avec les idées de son programme. Loin d’être étonnant, les deux sont sans doute liés parce que la démocratie véritable, parce que le partage et la fraternité, font peur à certains qui ne veulent pas voir ces idées être entendues par les citoyens.
 
Éloge de la démocratie – Votez pour vos idées !

Soyez un citoyen attentif, curieux et éclairé. Ne vous contentez pas de ce qu’on vous rapporte, ou bien des jugements des journalistes (souvent biaisés).
Cette vidéo prend appui sur la campagne du candidat du Front de gauche, exemplaire dans son souci d’exposer de manière rigoureuse et argumentée ses idées. Qu’on soit d’accord ou non, il faut saluer un effort pour parler à l’intelligence des citoyens: on est à mille lieux de certaines pratiques détestables qui consistent à pinailler sur des riens, à s’envoyer des piques, tout ça n’ayant que pour but de détourner les citoyens des vrais problèmes et enjeux de cette élection. Un bain de jouvence que ce petit montage espère vous faire vivre pour vous donner envie de vous intéresser à la politique. Tous aux urnes !!!
L’auteur de ce montage est professeur de philosophie, et heureux de voir que les mots démocratie et citoyenneté ont du sens pour certains.

Le peuple est de retour!

Plus de 120 000 personnes rassemblées le 18 mars, place de la Bastille après la marche pour la 6ème République appelée par le Front de Gauche. C'est un évènement sans précédent dans une élection présidentielle que d'autres candidats tentent d'imiter. Plus de 100 000 encore sur la plage du Prado à Marseille, le 14 avril.
Avec le Front de Gauche, le peuple est de retour! Le peuple se lève pour reprendre le pouvoir confisqué par la finance. Avec le traité Sarkozy-Merkel, les marchés financiers veulent contrôler les budgets des Etats. Pour eux, le peuple ne doit avoir aucun pouvoir et les élections aucune conséquence sur leurs affaires. Ils arrivent d'ailleurs à imposer les mêmes politiques quelle que soit la couleur politique des gouvernements: partout la priorité est donnée à l'argent sur l'humain et la planète.
Le vote des Français peut bloquer la finance folle. Les Français sont en train de devenir le grain de sable qui enraiera cette machine folle. Une insurrection  civique commence. Elle a rendez-vous le 22 avril et le 6 mai avec l'élection présidentielle. En se retrouvant dans les urnes, le peuple français peut se débarasser de l'oligarchie qui nous gouverne, tourner la page du régime actuel, changer radicalement notre pays en instaurant la 6ème République et faire souffler un vent de changement sur toute l'Europe. C'est l'objectif du Front de Gauche et de son candidat Jean-luc Mélenchon.

Pensions revalorisées: une aumône


La revalorisation, au 1er avril, des pensions de retraite du régime général et celle du minimum vieillesse acte une nouvelle perte de leur pouvoir d’achat.
- Pour le régime général, cette augmentation de 2,1% est déjà largement annulée par toutes les mesures fiscales et financières adoptées depuis fin août 2011 ainsi que par la dérive des prix (gaz, électricité, carburant, santé, transports...)
- Pour le minimum vieillesse, au-delà des effets d’annonce, la revalorisation de 4,7% le fait passer de 742 € à 777 € brut mais le maintient en dessous du seuil européen de pauvreté (954 €).
Encore une fois, malgré une évolution négative des pensions depuis 25 ans, aucun rattrapage n’a été consenti.
L'UNRPA (Union Nationale des Personnes Agées) estime dans un communiqué que cette revalorisation, en forme d’aumône, est un manque de respect et une marque de mépris, inadmissibles envers les retraités. 
Elle dénonce ce choix d’austérité qui aggrave encore la situation de centaines de milliers de retraités qui connaissent déjà des difficultés et en entraînera d’autres dans cette situation. Elle invite les retraités à manifester leur désapprobation par tout moyen à leur convenance y compris lorsqu’ils s’exprimeront, en citoyens responsables, à l’occasion des prochaines échéances électorales.
Le Front de Gauche propose dans son programme "L'humain d'abord" qu'aucune retraite ne soit inférieure au SMIC et que le financement des retraites soit assuré par une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises. Que ceux qui croient qu'il n'y a pas assez d'argent et que nous sommes de doux rêveurs, méditent sur  les gains (équivalent de 15 000 SMIC) de Liliane Bettencourt en 2005 ... 
Les "anciens" qui aspirent, à juste titre après une vie de travail, à couler des jours heureux dans des conditions décentes, méritent mieux qu'une aumône...

Front de Gauche: la lame de fond

Le Front de Gauche s'impose dans la campagne électorale. Il a dénoncé l'imposture du FN, il gagne des points chez les abstentionnistes, des militants socialistes le rejoignent, des dirigeants du NPA appellent à voter pour lui, des écologistes se retrouvent dans ses propositions... Il apparaît comme la véritable alternative pour les luttes de milliers de militants syndicalistes et associatifs. Sa démarche de rassemblement répond aux attentes des citoyens.
La droite panique. Après Marine Le Pen, la lame de fond du Front de Gauche menace maintenant Sarkozy. Les calculs politiciens sur une hypothétique division de la gauche qui le favoriserait sont oubliés! Face à la montée du Front de gauche, la droite sonne le tocsin. Le Figaro qui a fait chiffrer le programme du Front de gauche annonce plus de 100 milliards de dépenses nouvelles. Le très réactionnaire hebdomadaire Valeurs actuelles fait sa une avec une photo de Jean-Luc Mélenchon en titrant «L'enragé» et sur le retour de la «gauche communiste». Il ne manque plus que la menace des chars russes aux frontières.
Comme souvent, c'est Madame Parisot (MEDEF) qui a lancé le mot d'ordre contre nous en évoquant «la Terreur» de la révolution française et désormais toute la droite s'y rallie. Ils ont raison car ils sont l'ennemi principal d'une bataille que le Front de gauche veut emporter pacifiquement le 22 avril prochain avec pour seule arme, un simple bulletin de vote. 
Notre programme, l'humain d'abord, est le seul qui rapporte de l'argent.
Enfermés dans leur dogmatisme libéral, ceux-la mêmes qui n'ont pas vu venir la crise financière nous expliquent que notre programme coûterait trop cher. Il n'ont décidément rien compris.
Notre programme ne coûte rien. Au contraire, il rapportera au pays car il mettra enfin à contribution les contrebandiers de la finance, les princes de la défiscalisation, les rentiers de la bourse. Notre objectif est clair et concret: reprendre les 10% de la richesse créée annuellement qui sont passés depuis 30 ans des poches des salariés à celles des actionnaires: 195 milliards d'euros. Cet argent sera utilement restitué aux travailleurs et aux services et investissements publics. Ils contribueront ainsi à faire respirer l'économie plutôt que de la condamner à l'asphyxie des politiques «austéritaires».
Le 22 avril, avec le vote Mélenchon, c'est ce nouveau partage des richesses que nous imposerons démocratiquement.

Sarkozy: le disque est rayé

Le quinquennat de 
la présidence Sarkozy aura été bien long. 
On semblait ne jamais voir la fin de ces cinq années tout au long desquelles l’injustice sociale a été érigée en règle de gouvernance, cinq années de démolition d’un système social bâti 
par des décennies de luttes du monde du travail, 
du Front populaire à la Libération. Au moment où arrive la possibilité démocratique de mettre un terme à cette calamiteuse séquence historique, des millions de Français (une large majorité, selon les enquêtes d’opinion) ne veulent pas rater le rendez-vous du printemps.
Après plusieurs départs de campagne qui visiblement n’ont pas modifié la courbe des intentions de vote en faveur du président-candidat, son équipe 
de campagne est gagnée par 
la nervosité et l’inquiétude. La parole 
du président sortant 
est décrédibilisée. Tant de promesses et autant de mystifications ont lassé la majorité des Français, au point que ses propos font l’effet d’un disque rayé sur un vieux gramophone. Après avoir cru utiliser un joker en annonçant des référendums de circonstance «pour rendre la parole au peuple», 
lui qui a piétiné le vote des Français sur l’avenir 
de la construction européenne, le voilà qui 
se livre à une course à l’échalote avec l’extrême droite. La France serait «submergée» par l’immigration, le vote des résidents étrangers aux élections locales (qui est la règle dans de nombreux pays européens) mettrait en péril la République, l’exhumation de «l’identité nationale» vise à tenter de réveiller la tentative de division nationale du début du quinquennat, le droit d’appel des victimes 
sur un jugement de cour d’assises a pour but d’entretenir le mythe d’une justice laxiste. Et que dire des menaces contre le regroupement familial, de la remise en cause du statut pénal des mineurs? Que penser enfin de l’incroyable diversion sur la viande halal et casher dans la bouche du président sortant et du Premier ministre?
Tout est bon pour essayer de déporter le débat politique hors des préoccupations réelles des Français: l’emploi, le pouvoir d’achat, les retraites, l’éducation, le logement. Nicolas Sarkozy aimerait effacer, le temps d’une campagne, son image de président des riches, mais le naturel revient au galop quand il s’emporte contre «la lutte des classes», quand 
il fustige une juste contribution fiscale des grandes fortunes.
Les citoyens ne sont pas disposés à accepter une telle campagne. Et la gauche doit répondre 
à cette attente, ce que s’efforcent de faire partout dans 
le pays les militantes et militants du Front de gauche et leur candidat, Jean-Luc Mélenchon. Car la tâche qui attend une majorité de gauche nécessitera énergie 
et courage politique. Tout en construisant un nouvel avenir, il lui faudra réparer ce que cinq ans de sarkozysme ont abîmé, abolir toutes les lois de la régression.

Budget, caméras: toujours la même rengaine

Conseil municipal de Perpignan du 29 mars 2012: La dernière séance était surtout consacrée au budget qui a été combattu par l'opposition, tout comme l'installation de nouvelles caméras de surveillance.

Au terme de la minute de silence pour les victimes des attentats, Nicole Gaspon a jugé «le moment opportun pour le déplacement de la stèle OAS» et a exprimé son soutien au collectif pour une histoire franco-algérienne non falsifiée, présent parmi le public. Jean-Marc Pujol s’est contenté de répondre, être à disposition de tous ceux qui le veulent, avant de passer rapidement au sujet principal: le budget 2012.
Au cours de sa brève présentation, le maire a vanté la bonne gestion de la ville (fiscalité bloquée, maîtrise des dépenses, épargne nette dégageant de l’auto-financement...) Un enthousiasme loin d‘être partagé par l’opposition. «Un budget d’adaptation, dépourvu d’ambition» pour Nicole Gaspon qui a dénoncé le poids des frais financiers et la pression de l’Etat sur les collectivités. Un «véritable numéro de martyr politique» pour Martine Ruiz  qui a contesté la maîtrise des dépenses (coût du Théâtre de l’Archipel, augmentation des charges financières et fausse dynamique des recettes). «Si vous n’aviez pas augmenté l’impôt ménage en 2010 et 2011, vous auriez 10 millions d’euros en moins!» conclura-t-elle.
Jean Codognes a critiqué un effort de désendettement préjudiciable à la ville et des emprunts qui seraient toxiques. Il a démontré le manque d’ambition, de prospective et de perspective de ce budget pour bâtir la ville à énergie positive prévue dans le Grenelle de la ville. Jacqueline Amiel-Donat a insisté sur le poids du fonctionnement (2/3 du budget). «3 millions d’économies se retrouvent dans les dépenses courantes et les dépenses exceptionnelles augmentent.»
Jordi Vera s’est dit satisfait d’un budget qui prend en compte la crise: «Nous avons besoin de nous tenir la main!»  Faut-il y voir les signes avant-coureurs d’un futur ralliement à Jean-Marc Pujol? «Personne n’a trouvé la solution autre que de s’adapter à la crise» a conclu ce dernier.
L’opposition a voté contre ce budget sauf Jordi Vera qui s’est abstenu.
Des caméras coûteuses
Lors du dossier sur les caméras, Robert Folcher a évoqué un «saupoudrage insuffisant sans une présence policière» Une solution qui ne règle pas les problèmes mais les déplace. Et cela pour un coût très élevé : 4000 € l’unité pour le remplacement des 13 caméras installées en 2001, déjà obsolètes, et 20 000 € l’unité pour l’implantation des 14 nouvelles. Nicole Gaspon a dénoncé «un flicage des citoyens peu probant au niveau des résultats».
Quelques autres dossiers
Concernant l’aménagement urbain, Jean-Paul Alduy, s’est auto-satisfait du bilan de la concertation sur le futur quartier à énergie positive du Pou de les Colobres «qui sera le Moulin à Vent du 21ème siècle». Un quartier dans lequel un emplacement pour reconstruire le collège Camus a été prévu à la satisfaction de Nicole Gaspon.
La Piscine du Champ de Mars, dernière piscine publique de la ville, importante pour le quartier, les associations, le lycée… reste fermée depuis 2 ans en l’absence d’un financement régional: une situation unanimement déplorée.
Le temps péri-scolaire a provoqué quelques échanges sur la décision de faire encore payer les familles les plus modestes en cette période de crise. 
A Perpignan, l'équipe majoritaire s'installe dans une adaptation à la crise, pour éviter de remettre en cause ses choix. Plutôt que de tenter d'agir pour résoudre les difficultés croissantes des habitants, elle persiste dans ses choix sécuritaires et coûteux dont l'efficacité reste à prouver. Pas étonnant que la colère s'exprime parfois avec violence, lors des réunions publiques!

Présidentielle, législatives: même combat!

Les deux élections sont indissociables, surtout depuis leur inversion sous le gouvernement Jospin. L'exigence du Front de Gauche pour une 6ème République commence à être entendue. La démonstration est faite qu'il est possible de mettre à bas tous les dogmes libéraux présentés depuis des décennies comme des "vérités" incontournables. La distinction entre simple alternance et véritable alternative politique, sociale, économique et environnementale à laquelle aspirent les Français est clarifiée. Les propositions du Front de Gauche et les exigences citoyennes s'imposent dans le débat: nos adversaires et concurrents sont contraints d'évoquer les richesses qui s'accumulent alors que les inégalités progressent. Mais tous s'arrêtent au discours!
Notre pays a payé cher l'abrutissement et le bourrage de crâne. 
Les citoyens apprécient qu'on leur parle autrement, plutôt que de les considérer comme de simples bulletins de vote.
Durant le quinquennat, les députés communistes, républicains, citoyens et Parti de Gauche ont été les seuls à se positionner clairement sur toutes les questions fondamentales et notamment sur les moyens d'une retraite à 60 ans, à taux plein, sans rallongement de la durée de cotisation avec reconnaissance de la pénibilité. Sur la fiscalité, les salaires, le SMIC... leurs interventions s'inscrivaient déjà dans "l'humain d'abord".
Sur toutes ces questions, après la présidentielle, les salariés et les classes populaires auront besoin que l'on change les lois, que l'on abroge de nombreux textes.. Un groupe renforcé de députés du Front de Gauche constituera une garantie de résistance aux marchés financiers et aux agences de notation. Souvenons-nous du vote du Parlement sur le MES (Mécanisme Européen de Stabilité). La droite et les centristes ont voté pour, le PS s'est abstenu et seul le Front de Gauche a voté contre.
Une majorité de gauche à l'Assemblée nationale doit comprendre beaucoup de députés Front de Gauche. Une hégémonie du PS conduirait à réduire la portée du changement et porterait le risque d'une moindre résistance à la puissance des marchés.


Non au racisme d'Etat

Le RESF66 (Réseau Education Sans Frontières) s'est adressé à toutes les organisations démocratiques départementales pour organiser une manifestation contre le racisme d'Etat, dans le cadre d'une journée nationale d'action sur le thème: «il faut changer la loi, régularisation!». 
Dans son courrier, il dénonce: «Ethnocentrisme, xénophobie, «préférence nationale», autant de partis pris que le gouvernement assume désormais sans complexe. La campagne électorale donne lieu à des surenchères démagogiques dans la discrimination et les immigrés en sont devenus le thème principal: ils sont responsables de la délinquance et de «l'insécurité», ils pèsent d'un poids insupportable sur les dépenses publiques».
Il rappelle également quelques propos des hommes du pouvoir: «Quand je dénonce l'augmentation des méfaits commis par des étrangers, j'ai le sentiment de répondre aux attentes des Français» et «Nous devons protéger notre civilisation (...) Je pense que toutes les civilisations ne se valent pas» (C. Guéant). 
«Nous avons trop d'étrangers sur notre territoire. Nous n'arrivons plus à leur trouver un logement, un emploi, une école» et «Il faut diviser par deux le nombre de gens que nous accueillons» (N. Sarkozy).
Déplorant que «l'on aura ainsi rarement vu des hommes au pouvoir faire aussi ouvertement des étrangers, des boucs émissaires chargés de tous les maux», les organisations du RESF66 (ASTI, CIMADE,CNT, CGT,  FSU, LDH, MRAP, Solidaires) appellent toutes les autres organisations démocratiques à réagir à cette dérive en coorganisant une manifestation le samedi 31 mars à 10 h 30 à Perpignan (pied du Castillet)

Ecole: abroger la loi Carle

Le conseiller à l’éducation du candidat socialiste, aurait déclaré selon l’Express: «La loi Carle ne me pose pas de problème. Nous ne rouvrirons pas ce dossier». Les partis de gauche semblaient pourtant unis aux côtés des associations de défense de l’école publique pour dénoncer cette loi. Cette promesse du conseiller à l'éducation de F. Hollande en dit long sur les renoncements à venir. Elle est faite au lendemain de la publication de la circulaire d'application de la loi Carle sur le financement des écoles privées (Bulletin Officiel du 15 mars). Vincent Peillon aurait cédé à la pression d’Eric de Labarre, secrétaire général de l’enseignement catholique qui aurait fait valoir: «une forte capacité de mobilisation». A force de ménager la chèvre et le chou, le PS est en train d’abandonner l’école publique gratuite et laïque au marché de l’éducation.
Qu'Eric de Labarre défende la loi est logique: il veut conserver les privilégies remportés sous le quinquennat de N.Sarkozy. En imposant aux collectivités de financer la scolarité des élèves de leur commune scolarisés dans une école privée sur une autre commune, cette loi instaure une confusion sémantique et un abus juridique entre le principe de liberté de l’enseignement et la notion de financement obligatoire.
Après la proposition de François Hollande de constitutionnaliser le Concordat, cette déclaration est une concession supplémentaire. C’est l’acceptation d’une vision de l’école fondée sur une conception libérale, marchande, consumériste, confessionnalisée et ségrégative. En cédant aux sommations de l’enseignement catholique, le signe donné par le conseiller socialiste crée les conditions d’une guerre scolaire perpétuelle, permanente et de moins en moins larvée.
Renoncer à abroger la loi Carle contribuerait à entériner la mise en concurrence des établissements et serait un pas de plus vers la privatisation de l’enseignement public!
Pour le Front de Gauche, l’école laïque, publique et gratuite est le lieu de construction de la citoyenneté et de l’apprentissage de notre vivre ensemble. Elle doit être défendue avec force et conviction.